Quoi faire en cas de découverte fortuite?

La sérendipité, vous connaissez? On désigne ainsi le fait de faire une découverte par hasard. Que l’on pense aux post-its ou encore au cellophane, la science est ainsi faite que du hasard découle à l’occasion des découvertes sans précédent. L’archéologie ne fait pas exception à cette règle!

Parfois, une découverte fortuite fournit des informations d’une richesse inestimable pour la communauté des archéologues. C’est pourquoi il importe de déclarer toute découverte accidentelle d’un bien archéologique aux autorités compétentes. En fait, la Loi sur le patrimoine culturel du Québec oblige quiconque découvre un bien ou un vestige archéologique à en faire la déclaration sans délai auprès du ministre de la Culture. Un formulaire à cet effet est disponible sur le site Web du ministère de la Culture et des Communications du Québec. (https://www.mcc.gouv.qc.ca/index.php?id=5295). La loi sur le patrimoine culturel définit un site archéologique comme « un lieu témoignant d’une occupation humaine historique ou préhistorique » .

La déclaration d’un bien archéologique est très importante. Le Québec est si grand qu’il est en effet impensable que des fouilles systématiques soient organisées sur l’ensemble de son territoire. Qui sait, votre découverte, revêtant possiblement à vos yeux une apparence banale, pourrait fournir une réponse à une question qui hante les archéologues depuis des années?

Surtout, ne vous improvisez pas archéologue! Des données archéologiques précieuses sont parfois invisibles à l’œil nu et l’amateur, même avec les meilleures intentions, peut détruire à tout jamais les informations contenues dans un site. D’ailleurs, il est illégal de procéder à des fouilles archéologiques sans permis de recherche archéologique au Québec.

Notez bien l’endroit de votre trouvaille : remarquez les éléments caractéristiques qui permettront de le localiser, prenez une photo ou notez la longitude et la latitude exacte à l’aide d’un GPS. Un artéfact sorti de son contexte archéologique perd l’essentiel de sa valeur scientifique.

Remarquez que l’on parle bien de valeur scientifique! En effet, un bien archéologique ne possède aucune valeur marchande, car les lois canadiennes et québécoises interdisent le commerce d’artéfacts. Sachez également que la loi prévoit que les biens et les sites archéologiques appartiennent au propriétaire du terrain sur lequel ils ont été trouvés.

Découverte fortuite; connaissances exceptionnelles!

Au cours d’une randonnée pédestre au mois d’août 2011, un visiteur du Parc national de la Yamaska remarque une petite pierre pas comme les autres. Il s’agit en fait d’une pointe de projectile datant de plus de 5000 ans! Cette découverte fortuite est la première preuve tangible d’une présence humaine aussi ancienne sur les berges de la rivière Yamaska!